Père et fille.

La nuit a été difficile. La mort de mon père est encore si proche que le chagrin parfois me saute dessus comme un vendeur Gap sur un client au début des années 2000 ; tu crois que tu as passé toutes les étapes et puis bim, ça te revient en pleine face. BONJOUR ! Je sais bien que tout ça est normal. La mort, ça fait pleurer. Longtemps. Toujours. Moi, à vue de nez, dans l'échelle du deuil, j'en suis à la phase dépression. J'ai des moments d'abattement de toute beauté. De l'abattement de compétition ! 
Il y a 15 ans, j'aurais sombré dans un truc bien mélodramatique. Et puis je regarde les photos de ces deux là. Pas de miracle hein. Je continue de pleurer parce que la mort c'est pour de vrai. Mais je me dis que le mélodrame se passera de moi ce coup là.







Commentaires

  1. Bon je te comprends vraiment car en très peu de temps ma famille s'est réduite en peau de chagrin...
    Mais il faut se servir de ça pour être plus fort et ne pas sombrer dans la nostalgie, la mélancolie, la tristesse et le chagrin.Je pense qu'aujourd'hui la perte de l'être chère ( je mets un e exprès) est une force en moi qui m'accompagne chaque jour...La vie n'est pas longue alors il faut lui sourire!!! Pour nous d'abord et puis surtout pour les autres.Je puise mon énergie dans la création,car je trouve la vacuité et l'oisiveté dévastatrices.Après on ne se refait pas... Mais Saturne est là !!! Il faut laisser du temps au temps, ne pas s'interdire de pleurer quand on a besoin de se vider !!! bon sinon tu m'appelles et tu sautes dans un train pour prendre de la lumière!!!

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    1. Je ne sais pas si ce commentaire s'adresse réellement à moi ou à toi Fred. Mon post est le contraire de ce que tu décris. Qui dit que je sombre dans la nostalgie, la mélancolie ou la tristesse ? Pas moi. Je dis que j'ai des moments de chagrin intense, ce qui me parait le truc le plus normal de la terre dans pareil cas. J'utilise le mot dépression parce que c'est le mot utilisé par les gourous du développement personnel pour décrire une des étapes du deuil et je le fais mien avec une certaine ironie. Ma force à moi, entre autres, c'est justement l'ironie et l'humour, parfois noir. Chacun ses armes mais je ne jette pas la pierre à ceux qui n'en font pas preuve ( même si l'envie me démange souvent ). Je ne donne de conseil à personne sur la manière dont les gens doivent vivre leur chagrin, s'ils doivent pleurer ou pas, se réfugier dans le travail ou l'oisiveté, s'ils doivent sourire à la vie ou pas. Ma force à moi, c'est de savoir que chacun fait ce qu'il peut dans les moments les plus difficiles de sa vie. Il a fallu que je fasse comme je pouvais il y a des années pour sortir d'un trou noir dans lequel j'étais tombée, le " truc mélodramatique ". Depuis, je prends garde à ne pas donner de conseils qui n'auraient valu que pour moi et j'accepte le chagrin quand il est là. Le mien comme celui des autres. C'est aussi une force. C'est une des miennes.

      Pour la lumière, je sais que tu en as à revendre. Nous irons nous réchauffer auprès d'elle dès que nous pourrons avec beaucoup de joie. Je t'embrasse tendrement.

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  2. Peine et douleur indicibles, je n'ose imaginer comment j'en serais anéantie, exprime et écris ces maux comme tu le fais, ce n'est pas toujours possible de contenir la tristesse en soi, je t'envoie plein de bises réconfortantes ma douce.

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    1. Non seulement ce n'est pas toujours possible mais c'est nettement déconseillé par la faculté de médecine :-) Parler, parler,encore et encore, dire la douleur est un bienfait.
      Je t'embrasse ma douce. Merci de tes si gentils mots guérisseurs.

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